vendredi 14 juillet 2017

MEDUSA FANZINE n°28, le sommaire !

Déjà 16 mois que le Médusa Fanzine n°27 est paru et certains trouvent le temps long (moi le premier). Au risque de me répéter un changement d'orientation professionnelle a considérablement restreint le temps que je pouvais accorder à mon activité favorite, le fanzinat ! Cependant, "qui a patience a paradis" car le Médusa Fanzine n°28 sera disponible à la fin de l'été (fin septembre - début octobre donc) pour l'évènement de cette rentrée, le Retro Wizard Day.  Pour patienter d'ici là, je vous livre aujourd'hui le sommaire de ce nouvel opus. Alors en ce jour de fête nationale, amusez vous des flonflons, jerkez comme des bêtes dans les bals populaires, abreuvez vous des feux d'artifesses. Si vous avez cinq minutes, entamez une révolution mais ne m'attendez pas car je serai en train de peaufiner mon fanzine !
La bête devrait dépasser les 200 pages, tout en couleurs bien-sûr.
Petites précisions, ce sommaire est quasi définitif (d'ici la sortie du zine, quelques panouilles supplémentaires se seront sans doute glissées)
Les précommandes seront lancées après le 15 août.



SOMMAIRE :
Le BIS BAZAR
BOOKSHOP, entretien croisé avec Dave JAY, William S. WILSON & Torsten DEWI à propos de leur livre sur la Full Moon
SETTE NOTTE IN NERO : entretiens avec Frank STROBEL & Carl DAVIS
Dossier Slashers : meurtres des années 80 mais meurtres jusqu’au bout des seins.
Dossier Monstre (56 pages !) COULROPHOBIE, qui a peur du grand méchant clown ? Filmo, chroniques, entretien avec Massimiliano CERCHI Dossier Romania, le Bis roumain première partie, les films en costumes, péplum, capes et d’épées et westerns !
BISMANIA, rubrique permanente de Médusa Fanzine, des raretés Bis chroniquées
Dossier AMICUS, parce qu’il n’y a pas que la Hammer chez les Grands Bretons
Entretien avec John HOUGH et chroniques.
Entretien avec Paul HOUGH, sacré fiston !
Bourre pifs et Taloches, Dix odes à la baston.
Belles foufounes et jus de roupettes : Tous à poil pour l’oncle Vernon qui, contrairement à l’oncle Ben’s colle toujours !
Entretien avec Stephen SAYADIAN
Dossier Révolution Nippone : des monstres et des transgressions au pays du soleil levant
Orient-Extrême : trilogie Guts of Virgin
KINO REPORT, le Bis d’outre-Rhin : Dudu, la choupette teutonne
SirtaBis : Gisela DALI, la Bardot Grecque
Dr. NoZ, on trouve de sacrées perles dans les bacs à soldes !
Nouveaux Talents : Entretiens avec Laurent TISSIER et Natalie PLASKURA + chroniques de courts métrages
Et quelques surprises !


Et une petite news pour finir, le numéro 3 d'Emprise  est disponible sur la petite boutique de Médusa, au sommaire toujours l'exploration de l'univers des rednecks et quelques excellents entretiens dont un avec Jeff Lieberman !


 

mardi 4 juillet 2017

RETIRAGE LIMITE des MEDUSA FANZINE n°25, 26 et 27

En attendant le numéro 28 qui fera date (enfin principalement pour ma pomme), j'ai effectué un retirage des numéros 25, 26 et 27. Je vous préviens, ce sera le dernier avant très longtemps, alors si vous voulez compléter votre collection, c'est now or never comme disent les anglais.

Médusa 25

Médusa 26

Médusa 27




dimanche 18 juin 2017

Voilà l'été... Amour et romantisme au pays du Fanzine.... et quelques nouvelles...

Bruxelles est en passe de devenir la capitale mondiale du fanzinat ! Après la journée fanzines du festival offscreen, voilà Amour et Romantisme au pays du Fanzinat,   festival organisé par l'équipe de La Petite Fanzinothèque Belge, qui  aura lieu pendant 3 jours, du 23 au 25 juin. Les stands fanzines se tiendront dans la rue des Plantes (1210 Bruxelles) et au Bunker Ciné-Théâtre le samedi et le dimanche, de 11h00 à 20h00.
Notre ami Le Fanzinophile y tiendra un stand fanzines ciné particulièrement bien achalandé !  Il n'est pas impossible que j'aille y faire un tour le samedi...

Le programme complet:
http://www.lapetitefanzinothequebelge.eu/bin/view/render.cgi?id=0064273_fanz_festival&ln=ln1&userid=&rubr=gen


MEDUSA FANZINE n°28

 
Contingent d'une activité professionnelle chronophage, je me suis fixé comme deadline pour le Médusa Fanzine n°28, le Retro Wizard Day, deuxième édition de cette convention liégeoise organisée par Pascal Gillon le dimanche 8 octobre 2017. Le sommaire s'épaississant dangereusement, j'ai dû effectuer quelques choix (mais dans mon cas, choisir n'est pas renoncer mais reporter... au numéro suivant).  
  J'ai fait les comptes de l'avancée du  fanzinat ce jour : , 160 pages dans la boite, 8 entretiens, 3 dossiers, des clowns, des voitures jaunes, des zizis poilus, des foufounes de velours, des tueurs fous, des bac à soldes, des films nippons, des roumains bisseux, des musiciens talentueux....
 J'annoncerai le sommaire cet été  et le lancement des précommandes s'effectuera à la fin des congés je pense...
En attendant, vous pouvez d'ores et déjà acheter vos tickets pour voir ma tronche et surtout le fanzine lors du RWD ainsi qu'une ribambelle de fous furieux attachants !

C'est par ici :
https://www.retrowizardday.com/news/




 

dimanche 11 juin 2017

INGLORIUSCRITIK n°0



INGLORIUSCRITIK n°0
Il y a un petit moment que nous avions compris que Peter HOOPER passerait de l’autre côté de l’écran, attiré par le chant des sirènes de l’édition, mué par un appel intérieur irrépressible. Les blogs, les sites, les pages facebook c’est super mais le papier, ce bon vieux papier, a quelque chose de plus noble, un cachet unique. Qu’importe que le potentiel lectorat se réduise à un marigot asséché de quelques passionnés, le fanzinat conserve une aura inimitable.
Le fanéditeur, Peter Hooper, aka le roi du jeu de mot laid, l’as du calembour qui ferait passer une blague carambar pour un extrait de SCHOPENHAUER, le chef d’escadron des exquis mots, devait réaliser son fanzine avec son ami de toujours, son alter-ego, son compagnon de visionnage, hélas la destinée en a décidé autrement. Ce numéro 0 se présente alors comme un hommage à ce pote trop tôt disparu,  mais également comme une salutaire raison de continuer à vivre sa passion. L’ombre de la faucheuse plane sur les pages de ce zine dans lequel Peter chasse ses démons intérieurs et trouve la force de poursuivre l’aventure, méchamment sonné mais fidèle à son postulat de départ, à ses premières amours adolescentes (l'épouvante, le Bis, les vidéoclubs).
Rassurez-vous, le lecteur ne demeure pas sur le bas-côté à regarder passer la caravane, si Ingloriuscritik s’adresse à Gilles, il contentera également les aficionados du cinoche. Au sommaire, les personnages de cirque, les monstres de foire défilent tout au long des 40 pages : Freaks bien-sûr, Elephant Man, American Horror Story, Bernie WRIGHSTON mais également les clowns, Rob ZOMBIE ou encore l’artiste Delphine PAUPE. Un sommaire éclectique mais cohérent s’imprégnant d’un univers singulier.
Un premier opus en forme de Balada Triste… à la fois joyeux et mélancolique.
D.L



jeudi 8 juin 2017

FARREL



FARREL
Tasting the shame, hoping to get lost
 Je le confesse, je ne connaissais Joseph FARREL ni d’Eve ni d’Adam.  Je l’avoue, je ne me suis jamais trop intéressé à la bande dessinée érotique ou pornographique. L’enthousiasme de l’auteur de ce « beau » livre (formellement de prime abord) a piqué ma curiosité. Les quelques dessins, entrevus partiellement pour cause de pudibonderie totalitaire des réseaux sociaux,  ont éveillé en moi une curiosité grandissante, tel un boulimique face à de la pâtisserie fraiche  il me fallait dévorer (des yeux) cet ouvrage. Le 15 mars dernier, je rencontrais Christophe BIER, à la fois auteur et éditeur de Farrel pour en faire l’acquisition.  Ce titre, Farrel, court, abrupt et incisif augurait d’un contenu bien plus subversif et sulfureux. Cet achat, au domicile du Dr BIER, permettait à la fois de limiter au maximum les intermédiaires et de m’entretenir  avec lui de la genèse de ce livre. Christophe BIER me raconta ce jour-là sa grande fierté d’avoir édité cet artbook, à ses yeux, sa plus belle publication et de sa mise en exergue de l’œuvre de Joseph FARRELL, il m’exprima son contentement du résultat sur le fond et la forme. Il faut dire que les textes signés Dominique FORMA et Christophe BIER cernent la personnalité et  le parcours de ce personnage marginal et mystérieux et argumentent autour d’un corpus et d’une projection en chapitres (« Tu enfanteras dans la douleur », « Meubles en Formica », « La mariée était trop laide », etc.) sur la production de ce dessinateur. Corolaire des images fascinantes, les textes traversent les dessins et prolongent leurs répercussions dans nos imaginaires. Je ne suis pas sorti indemne de la lecture de Farrel,  à la fois captivé, interloqué, excité, bouleversé et dérangé par des tableaux explicites. Farrell a un don : celui de rendre la souffrance prégnante, d’exprimer explicitement la douleur en quelques coups de crayons, de faire ressentir le moindre frisson extatique. Certains dessins arrêtent la course du temps, nous y plongeons tel Narcisse dans son reflet, comme irrémédiablement attirés, inexorablement envahis de sentiments antagonistes, figés dans l’observation méticuleuse des détails les plus troublants. Je suis resté parfois de longues minutes  dans la contemplation d’un visage meurtri, d’un sexe outragé, d’une poitrine transpercée ou compressée. L’artiste repousse les limites de la perversité et nous transforme (malgré nous mais également avec notre complicité, c’est l’une de ses forces) en voyeurs. Il ne se soucie ni des tabous ni de la morale, s’affranchissant des codes et de l’endoctriment sociétal. A une époque où la pire des censures, l’autocensure, gagne chaque jour du terrain et nous renferme les uns et les autres dans des modèles de plus en plus exigus, cloisonnant notre liberté, l’édition d’un tel livre nous prouve que dans la noirceur la plus ténébreuse nait la plus insoumise des libertés créatives. Plus de 200 dessins, en grande partie inédits ou reproduits d’après des originaux agrémentent ce recueil d’environ 200 pages. Un achat indispensable.
Didier LEFEVRE
FARREL, Textes de Christophe BIER ET Dominique FORMA, Christophe Bier Editions, 2017. 70 euros.
Tirage limité à 600 exemplaires